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Les 7 étapes clefs d'une bonne gestion de sa supply chain
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Le poste achats est le premier centre de coût d'un établissement, et le moins outillé. Les commandes partent par téléphone, SMS ou mail, les tarifs vivent dans des PDF reçus en janvier, les bons de livraison s'empilent près du quai, et les écarts se découvrent au moment de rapprocher la facture — quand quelqu'un prend le temps de le faire.
Le coût de ce fonctionnement n'est pas le temps passé, il est dans ce qu'on ne voit pas : les hausses tarifaires acceptées sans le savoir, les livraisons incomplètes jamais recréditées, les doubles commandes du week-end, et l'impossibilité de négocier sérieusement faute de savoir combien on achète réellement à chaque fournisseur.
Le point de départ est le catalogue fournisseur : références, conditionnements, prix et unités d'achat rassemblés dans un seul endroit, à jour. C'est cette base qui permet de comparer deux offres sur la même unité, de détecter un changement de prix, et de faire remonter automatiquement le coût d'achat dans les fiches techniques qui l'utilisent.
Comparer suppose de ramener tout le monde à la même unité. Un fournisseur facture au carton de 6 × 800 g, l'autre au kilo : sans conversion, les deux prix ne sont pas comparables et le moins cher n'est pas celui qu'on croit. La conversion d'unités est faite une fois, au niveau de la référence, puis appliquée partout.
Une commande se construit à partir des besoins, pas d'une habitude. Les besoins viennent de trois sources qui alimentent le même panier : le stock sous son seuil, la production planifiée pour les jours à venir, et les ventes prévues. Le réapprovisionnement proposé est donc chiffré, pas deviné.
La commande part ensuite au fournisseur par mail depuis l'outil, dans son format habituel. À la livraison, le bon de commande sert de référence : on pointe ce qui arrive, on saisit les écarts de quantité, de poids ou de prix, et ces écarts deviennent une trace exploitable — pour réclamer un avoir, et pour objectiver la fiabilité d'un fournisseur sur la durée.
Le rapprochement à trois niveaux — commande, réception, facture — est le contrôle qui rembourse le plus vite l'effort de structuration des achats. Il répond à une question simple que presque personne ne peut trancher sans outil : est-ce qu'on paie le prix convenu, pour la quantité réellement reçue ?
Les factures peuvent être analysées automatiquement à partir du PDF ou du fichier reçu, ce qui évite la ressaisie ligne à ligne et rend le contrôle systématique plutôt qu'exceptionnel. Un contrôle qu'on ne fait qu'en cas de doute ne protège que des erreurs qu'on soupçonnait déjà.
Par l'accumulation des écarts constatés à la réception : taux de lignes complètes, retards, anomalies de température, écarts de prix. Ces indicateurs se construisent tout seuls dès lors que les réceptions sont pointées, et ils changent la nature d'une négociation — on ne discute plus d'une impression, on discute de chiffres que le fournisseur peut vérifier de son côté.
Par les trois fournisseurs qui représentent le plus gros volume d'achat, pas par les plus simples. Leur catalogue importé et leurs réceptions pointées couvrent en général la majorité de la dépense, et les premiers écarts détectés financent la suite du déploiement.
Les achats de dépannage en cash-and-carry restent saisissables comme des réceptions sans commande préalable. Ils entrent en stock et pèsent dans le coût matière comme les autres — les ignorer fausserait précisément l'indicateur qu'on cherche à fiabiliser.
Non. Ils reçoivent les commandes dans leur format habituel, par mail. Aucune adoption n'est demandée de leur côté, ce qui est la condition pour que le déploiement ne dépende pas de leur bonne volonté.
Par import du fichier tarifaire du fournisseur. Les mises à jour suivantes se font par le même chemin, et les écarts de prix par rapport à la version précédente sont signalés — c'est souvent la première fois qu'un établissement voit l'ampleur réelle des révisions tarifaires.
Oui. Les besoins de chaque site sont consolidés en une commande unique, livrée en une fois ou éclatée par site selon l'organisation logistique. C'est le mode de fonctionnement d'une cuisine centrale.
L'écart est signalé au rapprochement. C'est la fuite la plus courante et la plus silencieuse : le prix du bon de commande n'est pas celui de la facture, et sans contrôle systématique la différence est payée sans discussion.
