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Utilisez notre outil pour synchroniser vos ventes au reste de vos opérations.

Pilotez votre business par la marge plutôt que par le chiffre d'affaires.

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Bénéfices principaux
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Gérer ses ventes en restauration, ce n'est pas suivre son chiffre d'affaires

Les trois symptômes d'un pilotage au chiffre d'affaires

  • Le food cost se découvre en fin de mois — le ratio matière tombe avec le bilan comptable, quatre à six semaines après le service concerné. Trop tard pour agir sur une carte, une portion ou un fournisseur ; on constate au lieu de corriger.
  • Personne ne sait quels plats sont rentables — on connaît les best-sellers en volume, jamais en marge. Or un plat très vendu à faible marge et un plat peu vendu à forte marge appellent deux décisions opposées sur la carte.
  • Les écarts de stock ne s'expliquent pas — l'inventaire ne tombe jamais juste, et sans consommation théorique issue des ventes, impossible de distinguer une erreur de saisie d'une perte réelle, d'un vol ou d'un surdosage en cuisine.

Un service peut battre un record de chiffre d'affaires et détruire de la marge. C'est même le scénario le plus courant : les plats qui partent le plus vite sont rarement les plus rentables, et un chiffre d'affaires en hausse masque sans effort une dérive du coût matière. Tant que les ventes vivent dans la caisse et les coûts dans un tableur, personne dans l'établissement ne peut dire quelle assiette a réellement gagné de l'argent hier soir.

La gestion des ventes en restauration consiste donc à relier trois choses que les outils du marché tiennent séparées : ce qui a été vendu, ce que ça a coûté à produire, et ce qui est sorti du stock pour le produire. Tant que ces trois informations ne se rejoignent pas dans le même système, on pilote au chiffre d'affaires — c'est-à-dire à l'aveugle sur la marge.

C'est la raison d'être de ce module : la gestion des ventes de Melba part de la ligne de caisse et remonte jusqu'à la fiche technique qui a servi à produire le plat, en passant par le stock qu'il a consommé.

Connecter sa caisse : ce que ça change concrètement

Ce que la connexion automatise

Mettre en place la connexion, dans l'ordre

  • La déduction de stock — chaque vente décrémente les ingrédients de la fiche technique correspondante. Le stock théorique se met à jour en continu, sans saisie.
  • Le calcul du coût matière réel — le coût d'achat des ingrédients suit les tarifs fournisseurs en vigueur au moment de la vente, pas une moyenne figée dans un tableur de l'an dernier.
  • Le rapprochement théorique / réel — l'écart entre ce que les ventes auraient dû consommer et ce que l'inventaire constate devient un indicateur exploitable, service après service.
  • Le déclenchement des réapprovisionnements — les ventes alimentent les prévisions, qui alimentent les commandes fournisseurs. On commande sur une consommation constatée, pas sur une intuition.
  • 1. Cadrer les fiches techniques des plats les plus vendus — vingt à trente références suffisent pour couvrir l'essentiel du volume dans la plupart des établissements. Inutile de viser l'exhaustivité avant d'avoir un premier chiffre exploitable.
  • 2. Aligner le catalogue de la caisse sur ces fiches — un article de caisse doit pointer vers une fiche et une seule. Les doublons de libellé, les articles « divers » et les menus non décomposés sont ce qui casse le rapprochement en pratique.
  • 3. Brancher le connecteur et laisser tourner une semaine — la première semaine sert à repérer les articles non rattachés et les écarts aberrants, pas à tirer des conclusions sur la marge.
  • 4. Faire un inventaire de référence — c'est lui qui donne le point de départ du stock théorique. Sans inventaire initial, les écarts calculés ensuite mesurent surtout l'imprécision du point de départ.

La connexion au logiciel de caisse est le point de départ. Melba récupère les tickets, les rapproche des fiches techniques, et déduit automatiquement du stock ce que la production a réellement consommé. Le rapprochement se fait au niveau de l'article vendu, pas d'un total de fin de journée — c'est cette granularité qui rend la marge par plat calculable.

Les connecteurs de caisse disponibles couvrent les systèmes les plus répandus en France et à l'international. Le principe reste le même quel que soit le connecteur : la caisse reste maîtresse de l'encaissement, Melba devient maître de l'analyse. Voir la liste des logiciels de caisse connectables.

Pour les traiteurs et la restauration événementielle, le point d'entrée n'est pas la caisse mais le devis. Une demande client devient une vente prévisionnelle, puis une tâche de production planifiée, puis une vente confirmée — la même chaîne, prise en amont.

L'erreur classique est de brancher la caisse avant d'avoir des fiches techniques fiables. Les ventes remontent alors correctement, mais elles ne se rattachent à rien : aucun coût matière ne peut être calculé, et l'écart de stock devient illisible. L'ordre qui fonctionne est l'inverse.

À partir de là, les chiffres deviennent exploitables sans travail supplémentaire : chaque service alimente la marge, le stock théorique et les besoins d'achat.

Calculer la marge réelle, plat par plat

Les quatre chiffres qui comptent

La routine hebdomadaire qui rend ces chiffres utiles

  • Le coût de revient à jour — recalculé à chaque évolution d'un tarif fournisseur ou d'une fiche technique, avec le rendement réel des matières premières et pas leur poids brut.
  • Le ratio matière par plat — coût de revient rapporté au prix de vente HT. C'est lui qui dit si un plat supporte une hausse fournisseur ou s'il faut revoir la portion, le prix ou la recette.
  • La marge brute en euros — un ratio flatteur sur un plat à petit prix rapporte moins qu'un ratio moyen sur un plat à fort ticket. Le pourcentage seul induit régulièrement en erreur.
  • La contribution au résultat — marge unitaire multipliée par le volume vendu. C'est le seul chiffre qui hiérarchise correctement une carte, et il croise nécessairement ventes et coûts.
  • Les cinq plats à plus forte contribution — sont-ils visibles sur la carte, suggérés en salle, disponibles ? Une contribution élevée sur un plat difficile à trouver est une marge qu'on laisse au sol.
  • Les plats dont le ratio matière a bougé — une variation de plus de deux points d'une semaine sur l'autre vient presque toujours d'un tarif fournisseur ou d'un changement de portion. Les deux se corrigent, à condition d'être vus dans la semaine.
  • Les trois plus gros écarts de stock — en valeur, pas en quantité. Un écart de dix kilos de farine pèse moins qu'un écart de deux kilos de Saint-Jacques, et c'est le second qu'il faut expliquer d'abord.
  • Le taux d'offerts et de pertes — s'il grimpe sans explication, c'est souvent le symptôme d'un problème de production ou de prévision plutôt que de commercial.

La marge d'un plat n'est pas son prix de vente moins son coût matière théorique. Entre les deux s'intercalent le rendement réel après épluchage et cuisson, les pertes, les offerts, les variations de tarifs fournisseurs et les portions qui s'écartent de la fiche. Un coût de revient calculé une fois à l'ouverture de l'établissement est faux six mois plus tard.

Croiser ces quatre chiffres, c'est ce qu'on appelle le menu engineering : classer les plats selon leur popularité et leur rentabilité pour décider lesquels mettre en avant, reformuler, repositionner en prix ou retirer. La méthode complète est détaillée dans notre guide du menu engineering, et les indicateurs de pilotage dans le guide des KPI de rentabilité.

En multi-sites, l'exercice change d'échelle : la même recette produite dans deux établissements n'a pas le même coût si les tarifs d'achat diffèrent. La consolidation par site puis par groupe est traitée dans le module ERP multi-établissements.

Un tableau de bord qu'on ne regarde pas ne sert à rien. Ce qui distingue les établissements qui tiennent leur marge, ce n'est pas la finesse de l'outil mais la régularité de la lecture. Un point hebdomadaire de trente minutes suffit, à condition de toujours regarder les mêmes choses.

Ces quatre lectures se font sur les données produites automatiquement par la connexion de caisse. Aucune saisie supplémentaire n'est nécessaire — c'est précisément l'intérêt de relier les ventes au reste des opérations plutôt que de les analyser à part.

Questions fréquentes sur la gestion des ventes

Faut-il changer de logiciel de caisse pour utiliser Melba ?

À quelle fréquence les ventes remontent-elles ?

Comment sont gérés les offerts, les remises et les pertes ?

Et pour un traiteur, sans caisse ?

Les données de vente servent-elles à autre chose ?

Combien de temps avant d'avoir des chiffres fiables ?

Que se passe-t-il si une recette change en cours de mois ?

Peut-on suivre plusieurs établissements avec des cartes différentes ?

Non. Melba se connecte à la caisse en place et n'intervient pas sur l'encaissement. L'objectif est d'exploiter les données de vente, pas de remplacer l'outil qui les produit. Si la caisse n'est pas encore connectable, l'import de fichier de ventes reste possible.

En continu pour les caisses connectées par API : les ventes du service sont exploitables dès la fin du service. Pour les imports de fichiers, la fréquence est celle du dépôt, généralement quotidienne.

Ils sont distingués des ventes réelles et suivis à part. C'est indispensable : un plat offert consomme du stock sans générer de chiffre d'affaires, et l'agréger aux ventes fausserait à la fois la marge et l'écart d'inventaire.

Le flux démarre au devis. Chaque ligne de devis est une vente prévisionnelle qui alimente la production et les achats, puis se confirme en vente réelle. Les établissements sans caisse — traiteurs, cuisines centrales, restauration collective — utilisent ce chemin.

Oui : elles alimentent les prévisions de production, le calcul des besoins d'achat, et la traçabilité. Une vente rattachée à un lot de production permet de remonter la chaîne en cas de contrôle sanitaire — voir la gestion de l'hygiène et de la traçabilité.

Comptez une semaine de ventes pour repérer les articles mal rattachés, et un cycle d'inventaire complet pour que les écarts deviennent interprétables. Les marges par plat, elles, sont justes dès que les fiches techniques et les tarifs fournisseurs le sont — souvent avant même la première remontée de ventes.

Le coût de revient est historisé : les ventes antérieures gardent le coût en vigueur au moment où elles ont eu lieu, les suivantes prennent le nouveau. C'est ce qui permet de comparer deux périodes sans que la modification d'une fiche réécrive le passé.

Oui. Chaque site garde sa carte, ses tarifs d'achat et sa caisse ; la consolidation se fait au niveau du groupe sur les indicateurs comparables — ratio matière, contribution, écarts. C'est le cas d'usage principal des chaînes et des groupes de restauration.

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