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Une gestion efficace des stocks en restauration est permet de gagner en efficacité et en rentabilité. Grâce à meilleure gestion de vos stocks, vous assurez une réduction des pertes, une marge supérieure, et donc in fine plus de trésorerie.
Les clés d'une bonne gestion de stocks
cf. notre guide relatif à la gestion des stocks.
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Tout établissement qui compte ses stocks connaît l'écart : le comptage ne correspond pas à ce qu'on attendait. La réaction habituelle est de suspecter le comptage. C'est rarement la bonne piste — dans la plupart des cas, l'écart mesure surtout l'absence d'un stock théorique fiable auquel se comparer.
Un stock théorique se construit à partir de trois flux : ce qui entre (les réceptions fournisseurs), ce qui sort en production, et ce que les ventes ont consommé via les fiches techniques. Si l'un des trois manque, l'écart d'inventaire devient un nombre sans interprétation possible.
L'inventaire complet trimestriel est un rituel coûteux qui produit une photo périmée le lendemain. La pratique qui fonctionne est l'inverse : compter peu de références, mais souvent, en priorisant celles qui pèsent — la valeur du stock est presque toujours concentrée sur une minorité de produits.
Un comptage tournant par zone ou par famille, réalisé depuis un mobile en fin de service, prend quelques minutes et n'immobilise personne. Sa valeur ne tient pas à l'exhaustivité mais à la fréquence : un écart vu à trois jours s'explique encore, un écart vu à trois mois ne s'explique plus.
Un stock fiable n'a pas d'intérêt en soi ; il a de la valeur par ce qu'il permet de décider. Trois décisions en dépendent directement, et se prennent mal sans lui.
S'y ajoute la dimension réglementaire : les lots stockés, leurs DLC et leur origine sont ce que la traçabilité sanitaire exige de pouvoir retrouver, et cette information vit dans le stock ou nulle part.
Deux établissements avec le même stock physique peuvent afficher des valeurs différentes selon la méthode retenue. Au dernier prix d'achat, la valeur suit le marché mais devient volatile ; au prix moyen pondéré, elle lisse les à-coups mais retarde la prise en compte d'une hausse. Le choix compte moins que la constance : changer de méthode en cours d'exercice rend deux périodes incomparables.
Un écart de stock a trois causes possibles, et les confondre conduit à traiter la mauvaise. La perte matière est un problème de production ou de prévision : elle se corrige en ajustant les quantités produites ou les rendements. L'erreur de saisie est un problème de procédure : elle se corrige en fiabilisant la réception ou la validation. La démarque inexpliquée, une fois les deux premières écartées, est la seule qui relève d'un sujet humain — et elle est beaucoup plus rare que ce que l'intuition suggère.
Un cycle complet : un inventaire de référence, puis les flux d'entrée et de sortie sur une période, puis un second comptage. Avant ce second comptage, l'écart mesure surtout l'imprécision du point de départ, pas la réalité de la consommation.
Oui — réserve sèche, chambre froide positive, négative, cave. C'est ce qui rend le comptage tournant praticable : on compte une zone, pas un établissement entier.
Non. Un mobile suffit pour le comptage et pour la saisie des pertes. Le matériel dédié se justifie sur de gros volumes de réception, pas pour démarrer.
En le raccourcissant. Un comptage de zone qui prend dix minutes en fin de service se tient dans le temps ; un inventaire complet qui immobilise deux personnes une demi-journée est repoussé, puis bâclé, puis abandonné. La fréquence vaut mieux que l'exhaustivité, et un comptage partiel régulier produit de meilleures données qu'un comptage total trimestriel fait à contrecœur.
Non, il lui donne un sens. Sans comptage, le stock théorique dérive sans que rien ne le signale ; sans stock théorique, le comptage ne se compare à rien. Les deux ensemble produisent l'écart, qui est la seule information réellement exploitable des deux.
Les équipes de production, sur leur zone. Un comptage confié à une personne extérieure au poste prend plus de temps, produit plus d'erreurs d'unité, et ne bénéficie à personne puisque celui qui compte n'est pas celui qui commande. La formation tient en deux points : compter dans l'unité affichée, et signaler ce qu'on ne trouve pas plutôt que de saisir zéro par défaut — un zéro saisi par facilité fausse plus l'écart qu'une ligne laissée vide.
Non, et c'est même contre-productif. Un inventaire de référence sur les familles à forte valeur suffit à établir un point de départ. Les références secondaires s'intègrent au fil des comptages tournants.
Par la fiche technique : la sortie de stock suit le grammage net de la fiche, ajusté du rendement. C'est plus juste qu'une pesée à chaque geste, et cela ne demande rien à la cuisine.
Oui, au niveau du lot. C'est ce qui permet de sortir en priorité les lots les plus anciens et de repérer avant échéance ce qui va périmer, plutôt que de le découvrir au moment de le jeter.
Chaque site a son propre stock, avec des transferts tracés entre eux. La consolidation au niveau du groupe donne la valeur totale immobilisée et permet de repérer les déséquilibres — un site en rupture pendant qu'un autre sur-stocke la même référence.
