Menus cycliques, effectifs par site, allotissement, EGalim et coût par repas : Melba outille les cuisines qui servent des convives, pas des clients.
De la cantine scolaire à l'EHPAD, en passant par le self d'entreprise.
Une cantine scolaire, un EHPAD ou un self d'entreprise ne vendent pas des plats : ils servent des convives. Les effectifs sont connus à l'avance, les menus se construisent par cycles de plusieurs semaines, le prix du repas est contraint par un marché ou un budget public, et la réglementation — EGalim, GEMRCN, HACCP — encadre jusqu'à la fréquence des plats et au grammage des portions.
Les outils pensés pour la restauration commerciale passent à côté de ces contraintes : ils savent encaisser une vente, pas répartir 1 200 repas entre neuf offices avec trois régimes et deux textures. Un logiciel de restauration collective se juge sur trois choses : la fiabilité du calcul des quantités, la conformité documentaire, et la maîtrise du coût par repas.
Melba couvre la chaîne complète — menus, effectifs, production, achats, hygiène — dans un seul outil, que la production soit faite sur place ou par une cuisine centrale qui livre les sites.
La loi EGalim impose 50 % de produits durables dont 20 % de bio dans les repas servis, un menu végétarien hebdomadaire, et un reporting annuel. Les recommandations GEMRCN encadrent les fréquences de service par famille de plats sur vingt repas successifs. Tenir ces règles à la main, cycle après cycle, est exactement le genre de travail qu'un logiciel fait mieux qu'un classeur.
En établissement de santé, le repas est un acte de soin. Les textures modifiées — hachée, mixée, lisse — et les régimes — sans sel, diabétique, hyperprotéiné — démultiplient chaque menu, et la traçabilité doit remonter du convive servi jusqu'au lot de matière première.
En collectivité, la marge n'existe pas : il y a un coût cible par repas, souvent fixé par un marché public ou un budget, et l'écart entre ce coût cible et le coût réel décide de l'équilibre de la structure. Or le coût réel bouge en permanence — hausses fournisseurs, substitutions, effectifs servis différents des effectifs prévus.
Melba recalcule le coût denrées par repas à chaque évolution des prix d'achat et des fiches, et le rapproche des repas réellement servis. Le gestionnaire voit l'écart par composante — entrée, plat, laitage, dessert — et peut arbitrer sur la composante qui dérive plutôt que de raboter tout le cycle.
Pour les structures multi-sites, la consolidation suit la logique décrite dans la gestion multi-établissements : un référentiel commun, des coûts par site, des indicateurs comparables.
En collectivité, le coût d'un repas servi ne dit pas tout : il faut lui ajouter le coût des repas produits et non servis. La loi impose d'ailleurs un diagnostic du gaspillage alimentaire. Enregistrer les restes par composante — ce qui revient des offices, ce qui part en surproduction — transforme une obligation en levier : un excédent récurrent sur une composante désigne un grammage à revoir ou un effectif prévisionnel trop prudent, et chaque point de gaspillage évité se lit directement dans le coût denrées.
Les deux. En liaison froide, la production anticipée, les DLC secondaires et le rattachement des lots aux journées de service sont gérés nativement ; en liaison chaude, le plan de production suit le jour de consommation. Le fonctionnement en cuisine centrale livrant des satellites est décrit dans notre guide des cuisines centrales.
Les effectifs prévisionnels se saisissent par site et par catégorie, puis s'ajustent jusqu'au jour J. La production et l'allotissement se recalculent — c'est le point qui élimine à la fois la surproduction et les offices servis court.
La part de produits durables et bio se calcule depuis les achats réels, référence par référence, sur la période voulue. C'est la base du bilan annuel — établie au fil de l'eau plutôt que reconstituée en fin d'année.
Oui. Le démarrage type reprend le cycle de menus en cours, les fiches des plats à plus fort volume et les effectifs par site ; les cycles suivants se construisent dans l'outil. L'essai est gratuit et sans carte bancaire.
Le flux devis → production → livraison des traiteurs s'applique, avec l'allotissement par site de livraison en plus. Les deux logiques coexistent dans le même outil.
Non — les fiches et les cycles en cours s'importent par fichier, et les catalogues fournisseurs aussi. Le travail réel du démarrage porte sur les grammages par catégorie de convives et le rattachement des références aux fiches, pas sur de la saisie.
Oui. Une cantine autonome utilise les mêmes briques — menus, effectifs, production, hygiène — sans la partie allotissement. La structure grandit, l'outil suit : ajouter un site ne change pas de logiciel, seulement le périmètre.
